Très impatiente d'enfin rencontrer celle qui me fait rêver depuis plusieurs jours, je pris le bus et, vingt minutes plus tard, j'en sortis, le visage crispé et les jambes flageolant.
A l'heure où je m'avançais vers les portes de la gare, les secondes me semblaient interminables. Ca y est, elle est devant moi ! La fixant du regard, elle me vit et s'avança à son tour en ma direction. Elle, contrairement à moi, semblait décontractée : c'est la raison pour laquelle je lui fis part de mon stress qui n'avait pas lieu d'être.
Aussitôt, nous nous rendions à quelques mètres de la gare, où se trouve mon kot. Après lui avoir fait visiter les lieux, je me sentis plus à l'aise. Nous commençons alors à parler de tout et de rien. Quoique, pour le peu que je m'en souvienne à l'heure où j'écris ceci, beaucoup d'éléments du passé figuraient dans nos récits et, c'est à ce moment que je me rendis compte que nous avions beaucoup de ressemblances ainsi qu'un même regard sur les choses, sur le monde.
Ce qui m'attirait chez elle, c'est la fluidité avec laquelle elle me parlait ainsi que sa maturité. Oui, c'est cela qui me faisait littéralement craquer !
Grande timide qui a très peu confiance en elle, je n'osais sortir de ma carapace et faire le premiers pas. Ce n'est qu'après quelques heures que je la vis s'avancer vers moi et m'enlacer. Je sentis alors son grain de peau, son odeur, sa chaleur et mon c½ur s'emballa. D'ailleurs, rien qu'à l'écrire, j'en ai encore des frissons !
Malheureusement, toute bonne chose a une fin et nous devions bientôt nous quitter, le c½ur rempli de joies et les yeux remplis d'étoiles.